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Vie de la plateforme

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Mieux comprendre le fonctionnement d’Induslacq

La plateforme Induslacq, ce sont plusieurs industriels avec des activités différentes et des moyens mis en commun.

Bientôt disponible
Nous mettons tout en œuvre afin de vous proposer prochainement des INFOGRAPHIES et CHIFFRES CLÉS pour partager avec tous le fonctionnement de la plateforme.

En savoir plus sur le fonctionnement de la plateforme

Cette foire aux questions répond aux principaux questionnements.

Cette Foire aux Questions rassemble des informations diffusées depuis juin 2018 à travers le bulletin hebdomadaire et les réponses aux questions adressées à travers le site.

COMMENT SONT « MESURÉS » LES ODEURS ET LES NUISANCES

Maryline JAUBERT et Arnaud VATINEL – Cabinet OSMANTHE  ont réalisé  sur la période d’octobre- novembre 2018, la formation au « langage des nez » d’une vingtaine de nouvelles personnes, riverains et industriels (32 h de formation répartie sur 7 semaines, à raison de deux séances de 2h15, soit en soirée, soit en matinée). 8 riverains et 14 salariés industriels ont participé à cette formation.

Il se sont rajoutés à la dizaine de « nez » formés actifs depuis l’année 2016.

ODO est une application développée par ATMO Nouvelle Aquitaine pour permettre aux riverains de faire des signalements.

Il existe deux versions de cette application :

-Une version réservée aux « nez » formés au langage des nez

-Une version grand public : Toute personne souhaitant faire un signalement peut  se connecter sur https://www.atmo-odo.fr/lacq pour donner toutes les informations sur l’odeur et/ou la gêne physiologique ressentie.

L’application développée par ATMO nouvelle Aquitaine est relativement simple d’emploi. Le mode d’emploi est disponible ici. Et pour plus de renseignement, il est toujours possible de contacter  slebail@atmo-na.org

Pour ceux qui ne pourraient pas utiliser l’application ODO , un numéro d’appel est dédié et tenu à disposition des riverains souhaitant émettre un signalement  Nuisances et Odeur :

  • le numéro d’appel pour le périmètre de la plateforme Induslacq est le suivant : 05 59 92 21 02
  • Il existe aussi un numéro pour le périmètre de la plateforme industrielle de Mourenx : 05 59 92 79 80

 

Les signalements faits grâce à ODO ( que ce soit la version pour les «  nez » formés que pour la version Grand Public ) sont enregistrés directement par ATMO. Les signalements faits par téléphone sont aussi retranscrits dans ODO et donc enregistrés par ATMO.

L’ensemble des signalements sont utilisés pour établir le bulletin hebdomadaire.

Et depuis novembre 2018 , ils servent  à alimenter en continu un tableau de bord de suivi de l’ensemble des paramètres (signalements, mesures des capteurs fixes ATMO, données météo… ), –  la plateforme ANETO –  qui est accessible en temps réel par les industriels et les nez formés.

Le cabinet OSMANTHE a réalisé  sur la période d’octobre- novembre 2018, une cartographie Odeur détaillée de l’ensemble des unités de la plateforme Induslacq. Cette cartographie a été réalisée à partir de relevés terrain entre le 02 octobre et le 28 novembre 2018 : soit 21 créneaux d’investigations terrain répartis sur 7 semaines d’activité. Cette étude a permis de consolider la caractérisation des Nuisances et Odeurs issues des activités de la Plateforme Induslacq (Voir le rapport de cette cartographie)

LES MESURES ATMO

Les concentrations en dioxyde de soufre indiquées sur le bulletin hebdomadaire sont désormais des mesures quart-horaires et non plus des mesures horaires suite à une demande forte des riverains.

Il est à noter que , d’un point de vue réglementaire, seules les mesures horaires sont à considérer . Ces mesures horaires sont en accès libre sur le site internet d’Atmo Nouvelle-Aquitaine https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/donnees/acces-par-station

La procédure d’information et recommandations à la population est déclenchée dès que les moyennes horaires glissantes de deux stations dépassent le seuil de 300 μg/m3 simultanément (avec un différé maximum de trois heures).
Aussi, un pic en quart-horaire de dioxyde de soufre à un instant t n’implique pas forcément un dépassement des seuils d’information et recommandations ou d’alerte et la mise en place de procédures préfectorales.

Des concentrations de SO2 élevées ont été relevées à Maslacq le 28/11/18 à 10h45 (664μm/m3). Ces informations ont été communiquées dans le cadre du bulletin n° 26, sans qu’il soit possible de faire le lien avec un événement de la plateforme.

Après investigation poussée, il est apparu que le 28/11/19 matin, GEOPETROL a réalisé, sur un puits du Cluster de Arance, un prélèvement de gaz Brut dans le cadre d’un suivi règlementaire. Cette opération a nécessité une décompression du puits vers la torche du cluster. Cette activité a pu être à l’origine des concentrations de SO2 relevées à la station de Maslacq et de nuisances et odeurs associées. Les autorités en ont été informées.

LES ÉMISSIONS CANALISÉES AUX CHEMINÉES

L’atelier sulfate acide de nitrosyle de ARKEMA est susceptible d’émettre pour des périodes courtes des fumées rousses comme illustré par la photo prise le 29 juillet par un riverain. Ces émissions sont des mélanges d’oxydes d’azote ( NOx) autorisés par arrêté préfectoral. Ce panache roux est émis très régulièrement depuis des années, avec une intensification lors des situations transitoires de l’installation (arrêt – redémarrage de l’atelier par exemple).

Lors d’un arrêt d’urgence des installations (comme la panne du transformateur de samedi 6 octobre) , l’ensemble des effluents gazeux des installations est envoyé par sécurité à la torche afin de dépressuriser les différents équipements et protéger le personnel de l’usine et les riverains. De plus, pour assurer une combustion complète des effluents gazeux et une bonne dispersion des gaz de combustion , il est rajouté des grandes quantités de gaz commercial ( jusqu’à 10 fois le débit normal) . Les flammes qui peuvent être observées à ces moment-là sont donc essentiellement liées à des actions de sécurité.

Pourquoi une concentration de SO2 élevée le 28/11/2018 ?

Des concentrations de SO2 élevées avaient été relevées à Maslacq le 28/11/18 à 10h45 (664μm/m3). Ces informations ont été communiquées dans le cadre du bulletin n° 26. Le 28/11/19 matin, GEOPETROL a réalisé, sur un puits du Cluster de Arance, un prélèvement de gaz Brut dans le cadre d’un suivi règlementaire. Cette opération a nécessité une décompression du puits vers la torche du cluster. Cette activité a pu être à l’origine des concentrations de SO2 relevées à la station de Maslacq et de nuisances et odeurs associées. Les autorités en ont été informées.

LES PRODUITS ODORANTS DE LA PLATEFORME

Tetrahydrothiophene : la molécule THT est principalement utilisée en France comme odorisant du gaz commercial afin de permettre d’en détecter facilement une fuite. Avec un seuil de perception très faible, l’odeur de la molécule de THT correspond à une note soufrée. Sa perception dans l’environnement est le plus souvent (et logiquement) associée à une « odeur de gaz » mais sa proximité olfactive avec d’autres composés soufrés peut aussi évoquer des odeurs de choux ou de dégradation organique.

Le Sulfurol : 4-methyl-5-thiazole éthanol. Ce composé odorant présente deux facettes odorantes/

  • Facette soufrée (du point de vue des « notes » du langage des Nez, c’est un référent proche de la note du Methional)
  • Facette « grillée » ( « note » proche de la note Acetyl pyrazine).

Le sulfurol est un composé souvent présent lors de phénomènes de séchage et ou de cuisson. Il est souvent perceptible dans des contexte agro-alimentaire: légumes et viandes cuites (potage, plats cuisinés), lait concentré, fruits secs, produits
torréfiés, céréales grillés. C’est un composé qui est utilisé comme ingrédient dans les arômes de viande, de volaille et de produits laitiers. De plus, c’est un traceur des émissions odorantes générées lors de la fabrication d’huile et de tourteaux de colza.

Note odorante soufrée, proche de la note DMDS, présente également naturellement dans de nombreux végétaux tels que
choux, asperges, betteraves, maïs, champignons (truffe), fruits (fraise, fruit de la passion, mangue…) ainsi que dans les
algues et la cuisson de produits de la mer, d’où son utilisation dans l’aromatisation du surimi.
Cette note odorante est aussi retrouvée dans beaucoup de phénomènes de dégradation organique, notamment au niveau des réseaux d’eaux usées.
Elle peut être très présente dans l’environnement de sites producteurs (thiochimie) ou utilisateurs (raffineries, sites pétrochimiques) en raison de sa forte capacité d’odorisation (seuil de perception olfactive souvent inférieur à 0,1ppm). Le DMS peut être générée par dégradation à partir du DMSO.

Appelé aussi Methanethiol, c’est un composé avec une note odorante soufrée très présente dans la nature, retrouvée
notamment dans la plupart des variétés de choux, certains fromages, les déjections animales (dégradations organiques).
Cette note est parfois ajoutée comme référent complémentaire pour la caractérisation de sites industriels comportant en
particulier des activités de thiochimie ou de fabrication de pâte à papier.
La note de Methyl Mercaptan peut inclure aussi les perceptions d’Ethyl Mercaptan.

TDM « Tert dodecyl mercaptan »: sa note odorante est principalement soufrée, avec une facette terpénique retrouvé
naturellement dans le pamplemousse mais également très présent dans l’univers du pétrole et de la pétrochimie.
Le TDM est un mélange d’isomères d’alkylmercaptans, utilisé notamment dans certains procédés de polymérisation. Sa forte capacité d’odorisation peut entraîner sa perception dans l’environnement.

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